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Historique

Mon inspiration et ma raison d’être sont l’aboutissement des expériences vécues sur le terrain.

Philou en PatagoniePhilippe Ceulemans (né en 1969), originaire de Bruxelles, est grimpeur depuis l’année 1985. Il est passionné d’escalade et de montagne et voyage dans le monde pour ce sport. Egalement gérant de la salle d’escalade « Roc’House », il est sculpteur de prises d’escalade ainsi que photographe reporteur en alpinisme - escalade - bloc - ice climbing…

Mes motivations : découvrir et grimper les grandes voies mythiques autour du monde, partager des moments avec des amis en pleine nature, immortaliser l’instant de lumière ou d’action extrême.

L'escalade, la montagne; dès le début de ma vie, je me suis senti attiré par le monde de la grimpe. J'étais fasciné par cette grandeur, cette inaccessibilité… Elle m’a beaucoup apporté de satisfaction émotionnelle et m’a permis de me confronter réellement à moi-même, à mes peurs, à mes doutes, à mes réflexions.

D’expérience en expérience, toujours plus haut et plus vertical, je me sentais encore plus vivant, plus autonome, plus affranchi. En tant que grimpeur, je me suis plusieurs fois remis en cause et j’ai toujours obéi aux émotions, à la vision d’une évolution intérieure.

Éthique et état d'esprit

La passion de l'escalade et de la freeclimbing. L'éthique de l'escalade me semble parfois plus importante que l'escalade elle-même.

Il s'agit essentiellement de se placer toujours dans une démarche respectueuse de la nature, des paysages, de la faune et de le flore rencontrées au cours d'une voie d'escalade. Il s'agit de nous considérer comme humble par rapport à cette nature qu'il nous est donné de voir d'un autre oeil, cette nature qui se laisse approcher en des lieux où nous n'irions pas sans l'escalade. Il s'agit enfin de nous considérer comme faisant partie de cette nature, et non le contraire. Des valeurs comme le respect, l'humilité, le dépassement de soi et de ses propres limites me paraissent dès lors essentielles dans la pratique de cette discipline qui est bien plus qu'un simple sport.

Défier la nature m’a également appris à prendre seul mes décisions, ainsi qu'à évaluer personnellement mes choix face au danger.

« Trouver notre propre voie est là tout l’art de l’escalade »

L’important est de se libérer du système de cotation en difficulté, qui enferme le grimpeur dans la communauté de l’escalade. La pression qu’exerce ce lien devient inévitable et se transmet sur le style et sur le choix des voies ainsi que sur les objectifs que le grimpeurs se fixe.
La «difficulté » est certainement une idée relative, mais formuler ce mot inhibe nos sens et notre processus d’intériorisation, en adaptant une position compétitive dés qu’une voie est qualifiée de difficile.
Peu importe le but à atteindre dans l’instant, faire du bloc avec des amis où une longue voie en falaise, ce qui compte le plus pour moi, ce sont les relations humaines et le contact avec le milieu naturel.

En ce qui concerne la peur, elle est pour moi un sentiment très contradictoire.... C’est une émotion forte, qui sert à la fois à encourager et à stimuler l’action du moment.
Mais la peur, c'est également ce qui gronde dans le courage; c'est ce qui pousse le courage au-delà du but.

"Le courage est le complément de la peur. Un homme qui est sans peur ne peut être courageux..."

                                                                                                                 Robert Anson Heinlein